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Sara Anstis, The hanging rings are removed allowing the two out of the netting, and the lusty maids have found their favourite, 2018, pastel gras sur papier, 101 x 153 cm
Sara Anstis, The hanging rings are removed allowing the two out of the netting, and the lusty maids have found their favourite, 2018

« Gestures of Comfort »
10 avril — 11 mai | April 10 — May 11
galerieantoineertaskiran.com

Artistes : Sara Anstis, Keiran Brennan Hinton, Jane Corrigan, Kim Dorland, Stephanie Hier, Laurie Kang, Marlon Kroll, Bridget Moser, Jeanie Riddle et Catherine Telford Keogh

 

Dans le confort de l’espace domestique, les jours s’écoulent en toute simplicité. Prendre soin de soi passe par l’élaboration d’une routine de mouvements méticuleusement calculés. Soins personnels et caresses affectueuses, évoquant au passage le plaisir érotique, s’entremêlent en donnant naissance à des scènes intimistes. L’expérience du banal et de l’ennui incite à la rêverie et à l’introspection. Les personnages, distraits, se livrent au fantasme. Le corpus sélectionné illustre des moments de vulnérabilité, d’innocence et de contemplation. Témoin de ces moments intimes, le spectateur devient alors voyeur.

L’exposition réunit des œuvres manipulées avec une grande attention, voire même avec une tendresse oppressante. Les mains lissent, brossent, tordent, pincent, pressent et sculptent les œuvres. Elles ont laissé leurs empreintes, leurs marques. Évoquant empathie et attention, Gestures of Comfort est une invitation à se laisser toucher par la sensualité tant de l’objet que du sujet.

 

Sara Anstis (née en 1991) a grandi sur une petite île au large de la côte ouest canadienne. Ses images, installations et projets collaboratifs prennent forme au travers d’une exploration intuitive des souvenirs et des désirs. Dans ses dessins au pastel, ses figures indisciplinées, « principalement féminines », se livrent à des scènes de réjouissances et vivent des moments tendres dans des paysages dessinés par l’imagination. Elle a récemment exposé à Londres, New York et Malmö (Suède).

Les peintures de Jane Corrigan (née en 1980, Shawville, Québec) invoquent l’histoire de l’art et la culture populaire — et en particulier les formes narratives du cinéma et du roman, suggérant une sorte d’impressionnisme de la bande dessinée. Située à des époques difficiles à déterminer, la confusion du temps (et du lieu) confère à son travail une qualité paradoxalement intemporelle. Jane Corrigan vit et travaille à Brooklyn. Nous présenterons son travail à Frieze New York en mai 2019.

Kim Dorland (né en 1974, Wainwright, Canada) pousse les frontières de la peinture figurative afin d’aborder différents thèmes tels que celui de la mémoire, de la nostalgie, de l’identité ou encore des lieux. Son refus de se limiter à un seul médium ou à une seule approche affecte l’aspect symbiotique de ses œuvres; la matité de l’acrylique, la brillance de la peinture en aérosol et la densité de l’huile se complètent ou s’opposent. Une vision picturale traduit la fascination de l’artiste pour la nature inspirée par le paysage Canadien et une capacité à révéler le charme de la vie ordinaire par des représentations d’intérieurs domestiques et portraits de sa famille.

Les œuvres de Stephanie Hier (née en 1992, Toronto, Canada) proviennent d’une multitude de sources apparemment disjointes : éphémères de la culture pop, images d’archives, tatouages temporaires, matériel canonique. Sa pratique est une exploration pleine d’esprit de la culture visuelle à l’ère de l’information qui s’étend jusqu’aux frontières mêmes de la peinture pour créer un langage sémiotique à la fois riche dans son utilisation de l’histoire et léger dans son utilisation insolente de l’éphémère pop-culturelle.

Keiran Brennan Hinton (b. 1992, Toronto, Canada), a déménagé à New York en 2010 pour compléter son BFA en peinture à l’institut Pratt et sa maîtrise en peinture à la Yale School of Art. Brennan Hinton est attiré par la présence que nous laissons sur les espaces que nous traversons. Parmi ses expositions collectives récentes, l’on peut mentionner Mercury Rising à Mulherin (New York) et Large Works à FRONT Art Space à (New York). L’artiste a reçu le Gloucester Painting Prize and Residency, la Yale International Student Scholarship, le Outstanding Merit in Painting du Pratt Institute et la Presidential Scholarship du Pratt Institute.

Laurie Kang (née en 1985, Toronto, Canada). Utilisant la photographie, la sculpture et l’installation, le travail de Laurie Kang s’est jusqu’à présent concentré sur les processus par lesquels les corps sont construits et déconstruits par des structures politiques et idéologiques. L’art est pour l’artiste un moyen de sonder la nature multiforme et construite de l’identité individuelle et du corps, et les façons dont les deux sont liés à des formes sociales plus larges. Kang a exposé à Interstate Projects et Topless (New York), The Power Plant Contemporary Art Gallery, 8-11, Gallery TPW, et Franz Kaka, (Toronto).

Marlon Kroll est un artiste basé à Montréal. Son travail, protéiforme sur le plan matériel, examine avec attention les relations entre l’objet et son usager. Les traces, les échos, les résidus et les marques qu’un être laisse au cours de ses interactions avec son milieu forment le cœur d’une pratique définie par le geste du dessin. Une empreinte dans l’argile, un vêtement usé, une page tachée : Kroll suggère ainsi qu’une chose utilisée est le portrait de quelqu’un. Ses œuvres ont récemment été exposées à la galerie Clint Roenisch (Toronto, Canada) et à la FOFA Gallery à Montréal.

Bridget Moser (Toronto, Canada) est une artiste qui travaille principalement en performance et en vidéo. Son travail est suspendu entre la comédie d’accessoires, le théâtre expérimental, la littérature absurde, l’anxiété existentielle, la danse intuitive, les transcriptions du Dr Phil et Internet. Ses œuvres ont récemment été présentées dans divers lieux au Canada, notamment au Musée des beaux-arts de l’Ontario, au Mercer Union, au Musée des beaux-arts de l’Université de Toronto, aux Oakville Galleries, à la Vancouver Art Gallery, au Western Front, à la MSVU Art Gallery, au PLATFORM Centre et à la Dunlop Art Gallery.

Les sculptures et les peintures de Jeanie Riddle s’articulent autour d’une réflexion plastique sur la ligne, le tracé et la surface picturale à partir de laquelle s’élabore un dialogue entre les crevasses, les craquelures, les lignes rompues et l’espace coloré. Riddle pousse l’économie de moyens à son maximum par une volonté marquée d’épurer les formes mêmes les plus simples. L’espace ainsi “vidé” devient espace architectural. Jeanie Riddle a présenté son travail en 2017 à la Vancouver Art Gallery et à de nombreuses reprises au Canada ainsi qu’à New York et Berlin.

L’œuvre de Catherine Telford Keogh déconstruit le monde extérieur en lui donnant la forme de bassins solidifiés et de grands panneaux hermétiques. Telford-Keogh s’appuie sur un intérêt pour la phonétique et la forme afin d’explorer une mémoire sensorielle qui assimile les manières par lesquelles le langage donne forme à la matière. Grâce à un vaste inventaire de produits de consommation de masse, tels que les produits alimentaires de marque et les produits de nettoyage institutionnels, son travail évoque une économie matérielle du quotidien où le souvenir de la mémoire matérielle prévaut sur l’aseptisation des sens.

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