JUAN ORTIZ-APUY @ optica

Juan Ortiz-Apuy, La Guaria Morada, 2016, humidificateur industriel, déshumidificateurs, peinture Skylla, orchidées Guaria Morada (aka la fleur nationale du Costa Rica), éclairage et système de chauffage, dimensions variables
Juan Ortiz-Apuy, La Guaria Morada, 2016

« La Guaria Morada »
19 janvier — 16 mars | January 19 — March 16
optica.ca

« L’installation d’Ortiz-Apuy est certainement un geste des formes invisibles de travail et de soins qui animent les centre d’artistes : se déplaçant comme des cycles d’eau évaporée, extraite à l’infini et relâchée dans les airs ».

Sanader, Daniella. “Room Temperature.” Canadian Art. Automne 2018, p. 144-145.

 

Dans La Guaria Morada, des orchidées tropicales, un humidificateur industriel, des déshumidificateurs et une peinture bleu ciel sont rassemblés afin de former un environnement artificiel dans un état de négociation et de précarité perpétuels. Dépendant de l’éclairage, du système de chauffage et du personnel de la galerie, les orchidées sont comparables non seulement à l’objet d’art maintenu au moyen de mécanismes visant à favoriser et à nourrir la pratique artistique mais renvoient également aux centres d’artistes dont la structure exige des efforts constants et des négociations afin de maintenir les activités.


Similaire à un trope absurde et répétitif à la Sisyphe, l’installation fonctionne comme une métaphore de situations capturées dans des conditions d’incertitude. Concentrée autour de la fleur nationale du Costa Rica, Juan Ortiz-Apuy rend ici un hommage à son pays d’origine. La Guaria Morada représente un écosystème fragile. À l’instar du Costa Rica et, plus généralement, des pays en voie de développement de la région, les orchidées subissent une impulsion des forces et ce, dans une lutte cyclique pour se développer. L’humidificateur et les déshumidificateurs sont littéralement les forces externes qui permettent et empêchent les orchidées de s’épanouir, forces métaphoriques qui relèvent autant de l’économie que de l’influence étrangère, de la corruption et du contrôle.


— Juan Ortiz-Apuy

 

Juan Ortiz-Apuy vit et travaille à Montréal depuis 2003. Il est titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia (2008), d’un diplôme d’études supérieures de la Glasgow School of Art (2009) et d’une maîtrise en beaux-arts de l’Université Nova Scotia College of Art and Design (2011). Ses œuvres ont été exposées au Canada et à l’étranger, notamment aux Abattoirs Musée – Frac Occitanie Toulouse (France), au Musée IKEA (Suède), à la Galerie d’art de l’Université Carleton (Ottawa), à la Galerie d’art Owens (Sackville), à la Truck Contemporary Art (Calgary), au Museum London (Londres), à la Gallery 44 Centre pour la photographie contemporaine (Toronto), au MacLaren Arts Centre (Barrie) et à la Manif d’art 7 la biennale de Québec (Québec).

“Ortiz-Apuy’s installation is certainly a gesture to the invisible forms of labour and care that drive artist-run spaces: moving like cycles of evaporated water, infinitely extracted and re-released in the air.”

Sanader, Daniella. “Room Temperature.” Canadian Art, Fall 2018, p. 144-145.

 

In La Guaria Morada, tropical orchids, an industrial humidifier, dehumidifiers and sky-blue paint are assembled to form an artificial environment in a perpetual state of negotiation and precarity. Dependent on the gallery’s lighting, heating system and staff to sustain them, the orchids parallel not only the art object — maintained via mechanisms that aim to foster and nourish artistic practice — but artist-run centres as well, equally requiring perpetual effort and negotiation in order to survive.

Like a Sisyphean trope of absurdity and repetition, the installation functions as a metaphor for situations caught in similarly uncertain conditions. Centred around the national flower of Costa Rica, Juan Ortiz-Apuy regards this work as an homage to his country of origin. La Guaria Morada is a fragile ecosystem. Like Costa Rica, and more generally the developing countries of the region, the orchids are caught in the push and pull of forces in a cyclical struggle to develop. The humidifier and the dehumidifiers are literally those forces pushing and impeding the orchids in their efforts to bloom, forces that are metaphorically as much about economics as they are about foreign influence, corruption, and control.

— Juan Ortiz-Apuy

 

Juan Ortiz-Apuy has lived and worked in Montreal since 2003. He hold a BFA from Concordia University (2008), a Post-Graduate Diploma from The Glasgow School of Art (2009), and an MFA from Nova Scotia College of Art and Design University (2011).
His work has been exhibited across Canada and internationally in venues such as les Abattoirs Museum – Frac Occitanie Toulouse (France), IKEA Museum (Sweden), Carleton University Art Gallery (Ottawa), Owens Art Gallery (Sackville), Truck Contemporary Art (Calgary), Museum London (London), Gallery 44 Centre for Contemporary Photography (Toronto), The MacLaren Arts Centre (Barrie), and the Quebec City Biennial: Manif d’art 7 (Quebec).

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