JULIE TRUDEL @ hugues charbonneau

Julie Trudel, Noir d’ivoire et blanc de titane – couleur et lumière, 2019. Photo : Jean-Michael Seminaro
Julie Trudel, Noir d’ivoire et blanc de titane, couleur et lumière, 2019. Photo : Jean-Michael Seminaro

« Noir d’ivoire et blanc de titane – Couleur et lumière »
16 janvier — 23 février | January 16 — February 23
huguescharbonneau.com

Julie Trudel présente un nouveau corpus de tableaux tridimensionnels, qui poursuit son exploration antérieure de la couleur en transparence. C’est lors d’une résidence de création à Berlin en 2015 qu’elle a découvert un plexiglas dit fluorescent, dont les arrêtes projettent de la lumière. Tout en maintenant la contrainte qu’elle s’était imposée en 2012 de peindre exclusivement en noir et blanc, c’est par l’entremise du support qu’elle a réintroduit les couleurs primaires dans son travail.

Les compositions géométriques des tableaux accordent la matière à la lumière pour faire transparaître la couleur. Des voiles de peinture acrylique translucides modifient subtilement la teinte des panneaux et leur degré de transparence. Trudel parvient à ce résultat au moyen d’une méthode de fabrication artisanale rigoureuse, découverte au fil d’expérimentations sur la matière plastique. Le support est successivement découpé, poli, assemblé, peint, puis thermoformé de manière à créer des plis selon des angles précis. Par ces interventions, Trudel parvient à libérer le plexiglas des limites sémiotiques liées à sa plasticité industrielle, pour l’amener définitivement dans le registre du pictural. Le résultat génère une complexité visuelle qui reflète notre époque où l’écran est omniprésent.

 

Julie Trudel privilégie l’abstraction et s’attaque aux propriétés mêmes de la matière picturale par le truchement de protocoles de travail simples qui émergent des contraintes qu’elle s’impose à l’amorce de chaque nouveau projet. Son travail se situe dans un courant de peinture réflexive et conceptuelle qui porte son attention sur le mode d’élaboration du tableau et interroge l’image de la peinture elle-même. Ses recherches dépassent donc un questionnement sur la peinture comme matière colorée et concernent tout autant la peinture comme pratique et comme discipline. Ses œuvres tendent à actualiser des problématiques traditionnelles de la peinture abstraite dans des travaux qui cherchent à en renouveler les moyens techniques– autant du côté du médium, du support que de la mise en espace.

Détentrice d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques, Julie Trudel a exposé à travers le Canada, en Europe et aux États-Unis, notamment à NARS Foundation, Brooklyn (2018). Son travail et été inclus dans deux importants panoramas de la peinture actuelle : Entangled, two views on contemporary Canadian paintingà la Vancouver Art Gallery (2017) et Le projet peintureà la Galerie de l’UQAM (2013). En plus de cumuler de nombreuses bourses de recherche et plusieurs résidences canadiennes et internationales, Trudel a été finaliste du concours de peinture pancanadien RBC à deux reprises (2011, 2012) et lauréate du Prix Joseph Plaskett en peinture (2013). Elle est professeure de peinture à l’UQAM et vit et travaille à Montréal.

L’artiste remercie chaleureusement l’École des arts visuels et médiatiques et la Faculté des arts de l’UQAM, le Conseil des arts du Canada, ainsi que la Fondation Joseph Plaskett pour le financement de ce projet. Elle souhaite souligner la contribution active et précieuse de son habile, intelligente et fiable assistante d’atelier Éloïse Carrier. Le soutien technique de David Allard Martin, Mario Baillargeon, Danny Glaude, Olivier Heaps-Drolet, Ianick Raymond et Jean Talbot s’est également avéré essentiel.

Julie Trudel presents a series of new tridimensional paintings, continuing her previous exploration of color in transparency. It was during a residency in Berlin in 2015 that she first discovered a model of fluorescent plexiglas of which the borders throw light. All while keeping the constraint she imposed on herself in 2012 to paint exclusively in black and white, it’s through the support that she has reintroduced primary colours into her work.

The geometric compositions of the paintings blend matter to light to show color. Veils of translucent acrylic paint subtly change the shade of the panels and their level of transparency. Trudel attains this result by means of a rigorous artisanal method, discovered through experimental trials on plastic. The support is successively cut, polished, assembled, painted and thermoformed to create folds at precise angles. Through these interventions, Trudel is able to liberate the Plexiglas of its semiotic boundaries heavily associated with industrial plasticity, to bring it into the pictorial field. The result generates a visual complexity that reflects our era of omnipresent screens.

 

As an abstract painter, Julie Trudel engages with the properties of paint through simple work processes that take shape through the self-imposed limitations she establishes at the start of each new project. She positions herself within the realm of reflective and conceptual painting that focuses on the making of the painting and investigates painting itself. Her research goes beyond the question of painting as coloured matter; it extends to painting as a practice and as a discipline. Her works give new currency to traditional issues of abstract painting through works that seek to renew its technical aspects – as much through its medium and its support as through its hanging.

She holds a BA, a BFA and an MFA from UQAM and has exhibited across Canada, Europe and the United States including recent solo exhibition at NARS Foundation, Brooklyn (2018), the group exhibition Entangled: Two Views on Contemporary Canadian Painting at the Vancouver Art Gallery (2017) and The Painting Project at Galerie de l’UQAM (2013). In addition to being awarded numerous research and creation grants as well as artist residencies across Canada and abroad, Trudel was a two-time finalist in the RBC Canadian Painting Competition (2011, 2012), and winner of the Joseph Plaskett Award in painting (2013). She is a Professor at UQAM in Montreal, where she lives and work.

The artist would like to warmly thank l’École des arts visuels et médiatiques and the Faculté des arts of UQAM, the Canada Council for the Arts and the Joseph Plaskett Foundation for the financial support of this project. She would like to highlight the precious and tireless contribution of her skilful, intelligent and reliable studio assistant Éloïse Carrier. The technical support of David Allard Martin, Mario Baillargeon, Danny Glaude, Olivier Heaps-Drolet, Ianick Raymond and Jean Talbot were also essential to realizing this body of work.

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