URSULA JOHNSON @ sbc

Ursula Johnson. Photo : rudi aker
Ursula Johnsonm, 2018. Photo : rudi aker

« Ke’tapekiaq Ma’qimikew : The Land Sings / La terre chante »
27 octobre — 12 janvier | October 27 — January 12
sbcgallery.ca

Dans Ke’tapekiaq Ma’qimikew: The Land Sings / La terre chante, l’artiste multidisciplinaire Mi’kmaq Ursula Johnson réfléchit aux traumatismes que la terre, les cours d’eau — toutes forces vitales — ont enduré à cause des êtres humains. La réciprocité n’est plus exercée : nous prenons à la terre plus que ce qu’elle est capable de nous donner. Depuis des siècles, nous manipulons la surface de la terre, la vie animale et végétale, et faute de notre avidité des ressources naturelles, nous avons « transformé la terre jusqu’au point de perturber l’équilibre qui a toujours existé dans la nature. » Ke’tapekiaq Ma’qimikew: The Land Sings / La terre chante est conçue en guise de demande de pardon à ces terres.

Une série de collaborations qui se dégage du lieu de présentation et débutant en 2013, ces performances d’endurance réinterprètent le procédé autochtone de « Songlines » (chants d’itinéraire), une manière de délimiter les territoires et les chemins parcourus. Dans le contexte de Tiohtià:ke / Mooniyaang / Montréal, Johnson travaille en collaboration avec Odaya, un collectif de femmes autochtones, à la création d’une nouvelle « Songline. » En réemployant des cartes géographiques de Ressources naturelles Québec, la « Songline » sera tracée tel qu’un chemin à travers le système national de référence cartographique, et en notation musicale.