DAVID LAFRANCE @ h. charbonneau

David Lafrance, Marée haute, 2018
David Lafrance, Marée haute, 2018

« Jours fastes et néfastes »
7 novembre — 19 décembre | November 7 — December 19
Vernissage 7 novembre 17h | November 7, 5PM

huguescharbonneau.com

Les peintures récentes de David Lafrance sont le prolongement de ses réflexions sur un paysage et une société en métamorphose. L’artiste étudie à travers ses toiles les phénomènes météorologiques qui menacent l’ère actuelle, tant de manière physique que psychique. Les prévisions sont bouleversantes et incontournables selon les observations de Lafrance.

Au sein de représentations d’une nature en turbulence, Lafrance réserve un espace sur chacune de ses toiles à une scène pastorale idyllique : cartes postales d’un passé intouché par les changements climatiques. Rappelant les peintures surréalistes des années 1930, les paysages cognitifs de Lafrance sont peuplés de mains et de bras désincarnés, de formes tant géométriques que déstructurées et de personnages caricaturaux qui ensemble donnent le ton à la série. Le soleil est éreinté et ridé dans Un soleil de trop et des êtres dormants font allusion à une société en somnolence dans Sun Dog et Marée haute. Les nouvelles toiles de Lafrance sont imprégnées d’un sens de l’urgence qui se manifeste à travers son expertise dans une hybridité de styles de compositions et par son accumulation dynamique de gestes picturaux.

 

David Lafrance (n. 1976) détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia à Montréal (2001) où il poursuit présentement une maîtrise en art visuel. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions et biennales au Canada, aux États-Unis et en France. Parmi ses expositions individuelles récentes, soulignons celles de la Maison de la culture Marie-Uguay (2018), au Ceaac (2015), Strasbourg; à la Galerie Hugues Charbonneau (2014); à l’Œil de Poisson (2014), Québec; et au Musée régional de Rimouski (2012), qui lui a valu le prix de la « meilleure exposition hors Montréal » au Gala des arts visuels de l’AGAC. Récemment, il a pris part à différentes expositions collectives, notamment au Musée d’art contemporain des Laurentides, au Musée des beaux-arts de Montréal (2015), à l’Œil de Poisson (2015), à Art action Actuel, Saint-Jean-sur-Richelieu (2013), et au Centre d’art L’écart, Rouyn-Noranda (2013).

Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections privées et publiques, dont celles du Musée national des beaux-arts du Québec, de la Bibliothèque nationale du Québec, de la Galerie Leonard et Bina Ellen, Montréal, de Lotto Québec, Hydro-Québec et du Mouvement Desjardins. David Lafrance est représenté par la Galerie Hugues Charbonneau à Montréal. Il vit et travaille à Montréal.

David Lafrance’s latest paintings are an extension of his personal reflections on a landscape, and thus a society, in metamorphosis. The artist delves into meteorological phenomena threatening our current era, both physically and psychically. The forecast is distressing and inescapable in Lafrance’s observations.

Amid representations of a nature in turbulence, each painting is punctuated by a contrasting window into an idyllic pastoral scene – postcards of an idealized past uninterrupted by climate change. Reminiscent of surrealist paintings from the 1930s, Lafrance’s aerial cognitive landscapes are populated by disembodied hands and arms, geometric and unstructured shapes and cartoonish faces that set the mood for the series. The sun is tired and wrinkled in Un soleil de trop and sleeping heads are metaphors for a dormant populace in Sun Dog and Marée haute. Lafrance approaches the canvas with a sense of urgency, skilfully layering distinct forms of composition in a dynamic assemblage of painterly gestures.

 

David Lafrance (b. 1976) holds a Bachelor of Fine Arts from Concordia University in Montréal (2001) where he is currently completing his MFA. His work has been presented in numerous exhibitions and biennales in Canada, the US, and in France. Among his recent solo exhibitions are Maison de la culture Marie-Uguay (2018), Ceaac (2015), Strasbourg; Galerie Hugues Charbonneau (2014); L’Œil de Poisson (2014), Québec City; and the Musée régional de Rimouski (2012), which won the prize for “Best exhibition outside of Montréal” at the AGAC’s Gala des arts visuels. He recently participated in various group exhibitions, namely at the Musée d’art contemporain des Laurentides (2018), Musée des beaux-arts de Montréal (2015), l’Œil de Poisson (2015), Art Action Actuel, in Saint-Jean-sur-Richelieu (2013), and at the Centre d’art l’Écart, in Rouyn-Noranda (2013).

His work is part of several private and public collections, including the Musée national des beaux-arts du Québec (CPOA), the Bibliothèque nationale du Québec; the Leonard and Bina Ellen Art Gallery, Montréal; Lotto Québec; Hydro-Québec; and Movement Desjardins.