M. A. ROBINSON @ diagonale

Michael A. Robinson, The Gift of Oblivion, 2018
Michael A. Robinson, The Gift of Oblivion, 2018

« The Gift of Oblivion »
8 septembre — 13 octobre | September 8 — October 13
Vernissage 7 septembre 17h | September 7, 5PM

artdiagonale.org

« L’oubli, l’attente. L’attente qui rassemble, disperse ; l’oubli qui disperse, rassemble. L’attente, l’oubli. »

— Maurice Blanchot, L’Attente l’oubli

 

The Gift of Oblivion est une tentative pour présenter des images et des idées dans leur état de devenir. Pour cette raison, toutes les œuvres de l’exposition sont « voilées », de diverses manières, matériellement et à travers des idées. Plus précisément, l’exposition met en avant les « débuts » créatifs plutôt que les « fins » ou leur aboutissement, dans l’espoir de générer des moments d’anticipation et d’animation suspendue.

Autoanalytiques et réflexives, les installations et les images présentées naissent d’une « phénoménologie de tous les jours », susceptible de se développer à partir de n’importe quelle situation ou à tout moment (comme le fait de défiler les images sur Instagram ou de bouquiner dans une librairie). En explorant la matérialité de la lumière, « l’image » en tant qu’« objet », et la matérialité des titres, The Gift of Oblivion examine également des aspects moins fréquemment abordés de la matérialité sculpturale et leurs relations avec la pratique de l’installation en art contemporain. Pour Michael A. Robinson, il n’existe rien de plus satisfaisant que l’oubli dans lequel tout est possible. Un oubli dans lequel tous les objets sont également porteurs de potentiel et où la différence entre choisir ou fabriquer importe moins que de donner forme et poids au médium de l’expérience. C’est ainsi que l’oubli peut aussi être considéré comme un don.

‘’Forgetting, waiting. Waiting that assembles, disperses; forgetting that disperses, assembles. Waiting, forgetting.’’

— Maurice Blanchot, Awaiting Oblivion

 

The Gift of Oblivion is an attempt to present images and ideas in the state of their own becoming. For this reason, all of the works in the exhibition are ‘veiled’, in their various ways, both materially and through ideas. More specifically, the exhibition foregrounds creative ‘beginnings’ over ‘endings’, in the hopes of generating moments of anticipation and suspended animation.

Self-analytical and reflexive, the installations and images presented are born of an ‘everyday phenomenology’, one that might develop out of any situation or at any moment in time. (Scrolling through Instagram, or shopping at a Dollar Store). Exploring the materiality of light, ‘the image’ as an ‘object’, and the materiality of titles, The Gift of Oblivion also examines less frequently pondered aspects of sculptural materiality and their relationships to contemporary installation art. To Michael A. Robinson, there exists nothing more satisfying than the oblivion wherein all things are possible. An oblivion where all objects are equally pregnant with potential and where the difference between choosing or fabricating matters less than giving shape and weight to the medium of experience. This is how oblivion might also be considered a gift.