RICK LEONG @ parisian laundry

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Hidden Hunger, 2016

« The Fourth Pleasure »
1 — 30 juin | June 1 — 30
Vernissage 1 juin 18h | June 1, 6PM
parisianlaundry.com

The Fourth Pleasure déroule un paysage imaginaire, influencé par l’histoire de l’art, la littérature et la philosophie. Des symboles de bon augure, des rébus visuels, des peintres et des poètes errants peuplent un jardin d’érudits sous la lumière d’une pleine lune. Cette scène est une utopie, un non-lieu, réitérée et constamment réinterprétée à travers les siècles dans la tradition de peinture paysagiste chinoise. Les œuvres de Leong renversent l’approche traditionnelle de ce paysage idéalisé, le métamorphosant en un rêve inquiétant où le côté sombre s’immisce de manière inattendue. Des statues sans-têtes d’immortels taoïstes se réincarnent en pierres fantastiques ne faisant plus qu’un avec la nature, alors que des tigres invisibles chassent un idéal utopique symbolisé en chauves-souris et chevreuils.

Cet ensemble d’œuvres incorpore des éléments de l’iconographique, du symbolisme et des idiomes artistiques présents dans la peinture paysagiste chinoise notamment les Quatre gentilshommes, les Trois amis de l’hiver, les Cinq bénédictions et les Six harmonies. Le Quatrième plaisir (The Fourth Pleasure) — la peinture — est quant à lui évoqué par l’image de l’artiste perdant son regard dans l’abysse sur le panneau final du tableau éponyme de l’exposition.

The Fourth Pleasure delves into a scrolling landscape of the imagination, informed by the art historical, the literary, and the philosophical. Auspicious symbols, visual rebuses, painters and wandering poets populate a scholar’s garden under a full moon. This scene is a utopia, a no-place, that has been reiterated in constantly shifting ways throughout the centuries within the tradition of Chinese landscape painting. Leong’s body of work inverts the traditional approach to the idealised paysage metamorphosing it into an uneasy dream where the dark encroaches in unexpected ways. Headless statues of Daoist immortals re-embody themselves with fantastical stones, becoming one with nature, while invisible tigers hunt the utopian ideal manifested as bats and deer.

This body of work incorporates some of the iconographies, symbolism, and artistic idioms that inform Chinese landscape painting. They include the Four Gentlemen, the Three Friends of Winter, the Five Blessings, and the Six Harmonies, culminating in The Fourth Pleasure — painting — here evinced as the image of the artist himself peering out into the abyss in the final panel of the show’s eponymous painting.