F. LASSERRE @ parisian laundry

PARISIAN-LAUNDRY-1--1
Larmes 2, 2018

« Les larmes »
1 — 30 juin | June 1 — 30
Vernissage 1 juin 18h | June 1, 6PM
parisianlaundry.com

Les Larmes se compose d’une série de larges sculptures qui occupent l’espace souterrain de la galerie. Les œuvres, aux textures aussi variées que les murs du bunker, incorporent de nombreux matériaux : de l’aquarésine au plastique ondulé, à l’acier, au stuc acrylique, au tissu vinyle transparent, à l’émail et au lin. La construction domine dans ces sculptures frontales, mais malgré tout anti-monumentales. De taille exagérément large et d’une planitude improbable, les œuvres s’étirent et s’entremêlent les unes aux autres. Leur capacité conversationnelle et leur équilibre dans l’espace invitent à une expérience visuelle et corporelle. Lasserre continue ici son déni d’une distinction entre la peinture et la sculpture, mettant au contraire l’accent sur les complexités et les nuances du « faire » et de « l’être dans l’espace ».

Malgré la variété des matériaux et des formes, la qualité formelle du corporel résonne comme une constante à travers l’exposition. Les larmes, une forme et substance qui émerge du corps, sont évoquées à la fois dans la forme et dans le titre. Représentées comme douces et dures, colorées et sombres, opaques et transparentes, vulnérables et assertives, ces larmes évoquent les nombreuses facettes de l’existence. Le travail de Lasserre suggère la profondeur des formes d’expression corporelle dans ces larmes cathartiques qui trouvent leurs places entre les murs de béton du bunker.

Les Larmes is composed of a series of large-scale sculptures populating the cold concrete space. Their textures are as varied as the bunker walls, and they incorporate a wide range of materials, from aqua resin to corrugated plastic, steel, acrylic stucco, clear vinyl fabric, enamel and linen. Construction prevails in these confrontational yet anti-monumental works. Exaggerated in scale and impossibly flat in their largeness, the works bend and stretch to one another. Their conversational quality, and poise, makes for experiential viewing. Lasserre’s latest output continues to deny the distinction between painting and sculpture, focusing instead on the complexities and nuance of making and being-in-space.

As varied as these works are in their material and design, there is one constant that resonates throughout the exhibition: a formal quality firmly situated in the corporeal. Tears, a shape and substance that emerges from the body, are evoked in both form and title. Enacted as soft and hard, colourful and somber, opaque and transparent, vulnerable and assertive, these tears encapsulate the many facets of existence. Lasserre’s work suggests the profundity of bodily forms of expression as these cathartic drops take their place between the bunker’s concrete walls.