MORIDJA K. BANZA @ oboro

Moridja_Kitenge_Banza

« Mappemonde »
14 avril — 19 mai | April 14 — May 19
oboro.net

Commencé depuis 2009, Mappemonde est un projet toujours en construction et en perpétuelle transformation dans lequel l’artiste questionne son identité en créant sa propre mappemonde ignorante des frontières artificielles héritées de l’Histoire. Cette cartographie poétique est une réflexion de Kitenge Banza sur son identité, sur ce qu’il devient et la place qu’il occupe dans cet espace qui se nomme monde. Kitenge Banza dit de l’œuvre : « Ce travail propose une topographie de mes lieux de vie, symbolisés par des ensembles et sous-ensembles reliés les uns aux autres par des flèches figurant mes déplacements. La carte devient ainsi une boussole. Comme les anciens explorateurs, seuls les pays que j’ai visités existent. Ainsi je pose la question de la place de l’existence de l’autre. »

Réflexion sur le territoire, l’histoire, la mémoire et les frontières

Réflexion sur l’espace comme lieu social, géopolitique, identitaire, sentimental et culturel

Sur cette mappemonde que je crée à la fin de chaque année, j’affirme mon « Chez moi » partout où cela me plaît et ma « liberté de mouvement », sans entrave d’aucune sorte. Mais c’est aussi une façon pour moi de me sentir en sécurité et de ne pas avoir l’impression d’être perdu loin de mon lieu d’origine. La carte devient ainsi une boussole. Comme les anciens explorateurs, seuls les pays que j’ai visités existent. Ainsi je pose la question de la place de l’existence de l’autre.

Existe-t-il parce que je l’ai décidé ? Qui est-il par rapport à moi ? Qui suis-je par rapport à lui ? Tant de questions qui n’ont ni frontière, ni couleur. Cette œuvre questionne ma façon de connaître, de structurer et de présenter le monde ainsi que la place que j’occupe dans celui-ci. La place que j’occupe en tant que jeune, d’origine africaine, congolaise, immigrant et aujourd’hui citoyen du Canada.

Moridja Kitenge Banza est un artiste canadien d’origine congolaise, né à Kinshasa, République démocratique du Congo. Il est diplômé de l’Académie des beaux-arts de Kinshasa et de l’École supérieure des beaux-arts de Nantes Métropole. Sa pratique interroge l’histoire, la mémoire et l’identité des lieux qu’il habite ou qu’il a habité en lien avec la place qu’il occupe dans ceux-ci. Ses projets donnent lieu à des peintures, des installations, des photographies, des dessins ainsi que des vidéos. En 2010, il reçoit le 1er prix de la Biennale de Dakar pour la vidéo Hymne à nous et son installation De 1848 à nos jours. Son travail a été présenté au Musée Dauphinois (France), au Museum of Contemporary Art (Rosklide, Danemark), à la Arndt Gallery et la nGbK (Berlin, Allemagne), à la Biennale de Casablanca (Maroc), à la Fondation Attijariwafa Bank (Maroc), à la Fondation Blachère (France), au National Arts Festival de Grahamstown (Afrique du Sud) ainsi qu’à la galerie Joyce Yahouda (Montréal).

Beginning in 2009, The Map is an ongoing, perpetually transforming project in which the artist questions his identity through the creation of personal world maps without borders, the artificial legacy of history. This poetic cartography is a reflection of Kitenge Banza’s identity and transformation through the places he occupies within the world over time. Of his work, Kitenge Banza says: « This body of work tracks a topographical portrait of my life, symbolized by sets and subsets interconnected by arrows depicting my movements and displacements. The map itself becomes a compass. Borrowing from ancient mapmaking codes, the work suggests that the only countries that exist are the ones I’ve discovered, questioning the existence of the Other in relation to my own. »

A reflection on territory, on history, on memory and on borders

A reflection on space as social, geopolitical, identitary sentimental and cultural place

On the world map I create at the end of every year, I claim my chez moi wherever I wish, wherever my freedom of movement will take me, completely unhindered. It is through this practice that I find safety, and a way to banish that lost feeling, the sense of being far from place of origin. The map itself becomes a compass. Borrowing from ancient mapmaking codes, the work suggests that the only countries that exist are the ones I’ve discover, questioning the existence of the Other in relation to my own.

Does the other exist because I decided it? Who are they in relation to me? Who am I in relation to them? There are so many questions that are irrespective of issues of border or colour. This work questions my way of knowing, of structuring and of presenting the world and the place I occupy in it, as a young person, of African in origin, as Congolese, immigrant and now as a Canadian.

Moridja Kitenge Banza is a Canadian artist of Congolese origin, born in Kinshasa, Democratic Republic of the Congo. He graduated from the Académie des beaux-arts de Kinshasa and l’École supérieure des beaux-arts de Nantes Métropole. His practice interrogates the history, memory and identity of the places he inhabits or has formerly inhabited, particularly the place he occupies within them. His projects consist of paintings, installations, photographs, drawings and videos. In 2010, he received the first prize at the Dakar Biennale for the video Hymne à nous and his installation De 1848 à nos jours. His work has been presented at the Musée Dauphinois (France), at the Museum of Contemporary Art (Roskilde, Denmark), at the Arndt Gallery and nGbK (Berlin, Germany), at the Biennale de Casablanca (Morocco), at the Fondation Attijariwafa Bank (Morocco), at the Fondation Blachère (France), at the National Arts Festival de Grahamstown (South Africa) as well as the Joyce Yahouda Gallery (Montreal).