LUM & DESRANLEAU @ fofa

Chloë Lum & Yannick Desranleau, What Do Stones Smell Like In the Forest (2018). Production still. Performer: Marie-Annick Béliveau
Chloë Lum & Yannick Desranleau, What Do Stones Smell Like In the Forest, 2018. Production still. Performer: Marie-Annick Béliveau

« What Do Stones Smell Like in the Forest? »
23 avril — 25 mai | April 10 — May 25
Performance 24 mai 18h | May 24, 6PM
concordia.ca/finearts/fofa

Une évocation romancée de la reconquête du corps malade pour l’arracher des griffes de l’immobilité en fusionnant avec l’univers matériel. Grâce à un réseau d’objets, le corps s’étire, se connecte aux choses, atteint des espaces et des lieux avec plus de facilité ainsi que des potentiels élargis. Comme une créature d’argile en constante croissance à laquelle sont ajoutés à la hâte de nouveaux membres tandis que d’autres tombent. Les possibilités se multiplient. Paralysé par l’angoisse de montrer sa vulnérabilité au monde extérieur, le corps malade est maladroit en public, mais à son aise à la maison. Le corps-esprit malade n’est jamais entièrement soulagé; au mieux, il arrive à oublier son état par la distraction et la fantaisie. La douleur du corps ralentit l’esprit, l’ouvrant à une rêverie quasi permanente.

Signée Chloë Lum et Yannick Desranleau, l’autofiction What Do Stones Smell Like in the Forest? (« que sentent les pierres dans la forêt? ») constitue le second chapitre d’une série d’œuvres spéculatives axées sur la relation affective entre les corps sensibles et les objets. Le premier épisode, intitulé Is It the Sun or the Asphalt All I See is Bright Black (« est-ce le soleil ou l’asphalte, tout ce que je vois est d’un noir étincelant »), se composait d’une installation, d’une performance et d’une vidéo. Il a été présenté au printemps 2017 au centre Circa art actuel de Montréal. What Do Stones Smell Like in the Forest? adopte une approche semblable et dépeint les monologues intérieurs d’un personnage souhaitant accroître sa mobilité limitée grâce à ses sens.

A romance of reclaiming the ill body from the jaws of stillness by merging with the universe of things. Via a network of things, the body extends itself, connecting with stuff, reaching spaces and places with greater ease and expanded potentials. Like an ever-growing creature made of unfired clay, new limbs being hastily built-on as others drop off. Possibilities multiply. Stilted with the anxiety of showing its vulnerability to the outside world, the ill body is awkward in public, but comfortable at home. The ill mind/body is never fully relieved; at best, it manages to forget its ill state through distraction and fantasy. The pain of the body slows down the mind, opening it up to near-constant reverie.

Chloë Lum and Yannick Desranleau’s What Do Stones Smell Like in the Forest? is an autofiction, and the second chapter in a series of speculative works reflecting on the affective relationships between sentient bodies and objects. The first instalment, Is It the Sun or the Asphalt All I See is Bright Black, an installation, performance, and video work, was presented in Montreal at Circa Art Actuel (Spring 2017). What Do Stones Smell Like in the Forest? takes a similar approach in telling the interior monologues of a character wishing to expand their limited mobility through their senses.

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