WANDA KOOP @ division

WOOP_WANDA
UNSEEN SEEN, 2018

« UNSEEN SEEN »
26 avril — 22 juin | April 26 — June 22
galeriedivision.com

Pendant la majorité de sa carrière, Wanda Koop a maintenu un journal répertoriant tout de l’eau. Dans sa série Satellite Cities, elle a reproduit les formes de cette masse aperçue des hauteurs. Dans les séquences de ses œuvres cinématographiques SEEWAY, elle a parcouru ses artères à bord d’un porte-conteneurs industriel. Et au début de 2014, dans son chalet au-dessus de la vallée Rolling River dans le sud du Manitoba, elle a fait de sa surface troublée un miroir reflétant à la fois son isolement et l’abstraction énigmatique de ses plus récentes toiles.

Koop a créé UNSEEN SEEN dans l’ombre de son éclatante série In Absentia : les vues de la ligne d’horizon de Manhattan – audacieuse, minimaliste et résolument urbaine – retrouvent leur équivalent dans ces nouvelles œuvres introspectives. Sans dépeindre une âme, In Absentia expose les affluents de gens et de cultures, le va-et-vient d’une population en mouvement. SEEN UNSEEN suggère pour sa part des échanges d’énergie plus subtils, avec des arcs-en-ciel ondoyant évoquant les rythmes de la nature : vibrations acoustiques, micro-ondes et mouvements atomiques. Les couleurs s’étendent en arches sur la toile, s’assemblent en tourbillons de rubans ou chutent en stries lumineuses. Ce pourrait être tout autant les transformations de la peinture que celles de l’eau que l’artiste cherche à représenter. Ces deux substances marquées par leur capacité de métamorphose, le ravissement qu’elles suscitent et la vitalité qu’elles annoncent.

Koop se remémore avoir fait des esquisses pour cette série au courant de l’hiver qu’elle a passé à New York, l’exercice lui donnant un sursis de la ville. Elle décrit avoir voulu être le plus près possible de sa surface, afin de recueillir chacun de ses instincts avec un maximum d’immédiateté. Son pinceau, son bras et son corps agissaient tel un seul instrument sensitif, comparable à l’aiguille d’un sismographe à l’unisson avec son inconscient. Telle une baleine employant son sonar ou une chauve-souris son écholocalisation, Koop continue de sonder les royaumes inexplorés du vaste paysage de la peinture. Plus précise et libre que jamais, Koop exploite ici cette grande force de la peinture qu’est sa capacité de transcender la compréhension et d’articuler l’inconnu.

For much of her career, Wanda Koop has kept a diary of water. She has mapped its bodies from above in her Satellite Cities series. She has ridden its arteries aboard an industrial container ship, harnessing it for the languid tracking shot of her cinematic SEEWAY works. And beginning in 2014, in her cabin atop Rolling River valley in southern Manitoba, she made of its mercurial surface a mirror, reflecting both her seclusion and the enigmatic abstraction of these newest paintings. 

Koop created UNSEEN SEEN in the shadows of her dazzling In Absentia series, and those views of Manhattan’s skyline — bold, minimal, and defiantly urban – find their counterpoint in these introspective works. Without depicting a soul, In Absentia described great confluences of people and cultures — the ebb and flow of a populace in flux. SEEN UNSEEN suggests more subtle exchanges of energy, its wobbled rainbows of colour evoking rhythms in nature — acoustic vibrations, microwaves, and atomic reactions. As her colours arc across the canvas, grouping in ribbon-bow eddies or tumbling like flares, the artist might as easily be describing the mutability of paint as of water. Both substances, are forever changing, delighting, and granting new life.

Koop recalls doing sketches for this series during the winter she spent in New York, where the exercise became a reprieve from city life. She describes wanting to be as close as possible to her surface, to register her every instinct with maximum immediacy so that her brush, arm and body operated as a single sensitive instrument — a seismograph needle attuned to the unconscious. As a whale employs sonar, or a bat echolocation, Koop continues to sound out uncharted realms in the vast landscape of painting. Never more precise, nor freer, Koop has exploited here painting’s greatest strength – its unique capacity to transcend understanding and articulate the unknown.