LORETTA FAHRENHOLZ @ vox

LORRETA_FARRENZOL
Two A.M., 2016

« Loretta Fahrenholz »
19 avril — 30 juin | April 19 — June 30
Vernissage 19 avril 17h | April 19, 7PM
centrevox.ca

Artiste et cinéaste allemande, Loretta Fahrenholz examine les fictions et les désirs qui se construisent dans différentes communautés : un groupe de street dance performant dans une ville en état de crise, une famille recomposée, de jeunes hommes à l’ère du cybercapitalisme ou un clan aux capacités télépathiques. L’artiste fait usage de genres spécifiques — film catastrophe, fantastique, documentaire ou pornographique — afin de susciter des contradictions narratives et formelles qui, à leur tour, encouragent ou entravent leur identification. Si, à première vue, ses films semblent structurés à partir d’événements indirectement liés, un fil conducteur se dessine pourtant, exerçant sur nous une fascination.

Les matrices de ses projets sont assez souvent des œuvres littéraires (Après minuit d’Irmgard Keun, 1937 ; Implosion de Kathy Acker, 1983) ou cinématographiques (l’acteur Ulli Lommel ; les réalisateurs Rainer Werner Fassbinder, Shirley Clarke et Frederick Wiseman), bien que ces références culturelles ne se réduisent jamais à la citation. Fahrenholz choisit plutôt de mettre en scène leur syntaxe et de situer leur récit dans la vie contemporaine de sorte qu’émerge un sens nouveau, imprégné d’étrangeté.

German artist and filmmaker Loretta Fahrenholz examines fictions and desires that take shape within different communities: a street dance troupe performing in a city in the midst of crisis, a blended family, young men in the age of cybercapitalism, a clan with telepathic abilities. She employs tropes from specific genres — disaster, fantasy, documentary and porn films — to elicit narrative and formal contradictions that, in turn, facilitate or hinder their identification. While at first glance her films appear to be structured around indirectly linked events, a throughline is eventually discernible, fascinating the viewer.

Her works are often inspired by literature (After Midnight, Irmgard Keun, 1937; Implosion, Kathy Acker, 1983) or cinema (actor Ulli Lommel, directors Rainer Werner Fassbinder, Shirley Clarke and Frederick Wiseman), but this cultural referencing is never limited to citation. Rather, Fahrenholz chooses to restage the original works’ syntaxes and locate their narratives in contemporary settings, causing new meanings, imbued with strangeness, to emerge.