GROUPE @ d’este

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Megan Krause, A Shady Endeavour, 2017

« Abstractions actuelles »
5 — 29 avril | April 5 — 29
galeriedeste.com

Artistes : Fiona Ackerman, Megan Krause, Eric Louie et Larissa Tiggelers.

 

Dans l’exposition Abstractions actuelles, quatre artistes canadiens sont à l’affiche. Tous emploient un langage pictural abstrait. Mais chacun y crée un univers visuel unique. L’abstraction a cette particularité d’être à la fois universelle et singulière.

Dans les tableaux de Fiona Ackerman, Megan Krause, Eric Louie, et Larissa Tiggelers, l’on retrouve un même intérêt pour les couleurs vives et les compositions dynamiques. D’ailleurs, ces tableaux ne se laisseraient certainement pas exposées discrètement dans un salon quelconque. Elles ont trop de personnalité pour cela. Elles ont plutôt tendances à s’exhiber. De toile en toile souffle un vent, tel le mistral, qui soulève, pli ou fait tourner les formes. Rien dans ces images ne semble effectivement fixe. Du point de vue du regardeur, les tableaux semblent également préserver un lien avec la réalité : les coins ombragés chez Tiggelers, les paysages chez Krause et Louie, les motifs végétaux chez Ackerman. L’abstraction conserve donc quelques échos de la réalité, des repères. Enfin, aucun des artistes ne respecte la surface plane de la toile; tous y creusent un espace, une profondeur, un monde à part. Là, toutefois, s’arrête les points communs.

Artists: Fiona Ackerman, Megan Krause, Eric Louie & Larissa Tiggelers.

 

In Abstractions actuelles exhibition, four Pan-Canadian artists are on the bill. All use an abstract pictorial language. But everyone creates a unique visual universe. Abstraction has the peculiarity of being both universal and singular.

In the paintings of Fiona Ackerman, Megan Krause, Eric Louie and Larissa Tiggelers, we find a common interest in bright colors and dynamic compositions. Indeed, with so much personality, these paintings certainly do not lend themselves to being displayed discretely in any ordinary private salon, they vaunt themselves. From canvas to canvas a wind blows, like a mistral, that lifts, folds or alters forms. Indeed, nothing in these images seems fixed. From the viewer’s point of view, the paintings also seem to preserve a link with reality: Tiggelers’ shaded corners, hidden landscapes by Krause and Louie, the vegetal motifs of Ackerman. Abstraction thus retains some echoes of reality, recognizable landmarks. As such, none of the artists respect the flat surface of the canvas; all carve out a space, a depth, a world apart. This is, however, where their points of intersection cease.