C. P. SIDAROUS @ parisian laundry

PERRIN_CELIA
Lucie, 2018

« Toujours la coquille de l’autre always the shell of another »
13 avril — 19 mai | April 13 — May 19
Vernissage 12 avril 18h | April 12, 6PM
parisianlaundry.com

Occupant les deux espaces d’exposition au rez-de-chaussée et le Bunker, Celia Perrin Sidarous y présente des photographies, un film et des céramiques.

Au-delà des oliveraies, non loin d’une brume salée crachée par la mer, sous la chaleur intense d’un soleil d’été, sur une colline jonchée de fragments de marbre et de calcaire, se trouvent les ruines d’un théâtre ancien. Un réservoir de répertoires… Des cris d’oiseaux vibrent en creux d’une absence matérielle. Ici se trouve le passé – palpable, à saisir.

Ce qui s’y trouvait autrefois, demeure. Une colonnade supportant très peu ou rien du tout. Lourde, immobile. Des variations subtiles de blanc — muet, opaque, friable, sec comme l’os. Une épine, des vertèbres. Chaque pilastre une tour de dalles individuelles, des herbes persistantes, perfection architectonique.

Des coquillages comme des madeleines. Deux valves jadis jointes, articulées. Elles s’ouvrent et se ferment tel un coffret minuscule. Naguère une demeure, leurs contours maintenant érodés par les éléments : l’eau, le sel, le soleil, le mouvement. Leurs surfaces irisées abîmées, semblables au vernis négligé sur des mains bien affairées. 

Le passé est présent. Un rythme régulier, une rotation interprétée par le tour du potier : des contenants vides, manifestement. Rythme en écho au battement de la pellicule qui avance. Des mouvements fugitifs, des gestes légers et malgré tout la trace qui dicte la forme. Spirales et matière. Voici le travail des mains.                                                                                                           

— Iliana Antonova

The exhibition includes photographs, a film, and ceramic objects, occupying both of the exhibition spaces on the ground floor and in the Bunker.

Beyond the olive tree groves, within proximity to the salty mist spewed by the sea, under the intense heat of the summer sun, upon a hill littered of chalky marble rubble, there remain the ruins of an ancient stage. A reservoir of repertoires… The tragicomic cries of gulls echo through the hollow recesses of material absence. All sound muffled by dust. The past is here and up for grabs.

What was once there remains. A row of columns supporting little or nothing at all. Heavy and still. White in all of its subtle nuances: mute, opaque, brittle, bone dry. Like a spine of vertebrae disks, each column is a tower of individual slabs, persistent weeds poking through perfect alignment.

Madeleine-shaped seashells. Once hinged; slowly opening and closing like a trinket box. Once a home, their contours now eroded by the elements: water, salt, sun, and motion. Their iridescent finish chipped away like the neglected nail polish adorning busy hands.

The once upon a time is now. The steady rhythm of rotation is enacted by the potter’s wheel: the empty vessel as its manifestation. It is doubled over by the audible click of the rolling filmstrip. Swift rotations, subtle gestures, traces dictating form. Spiralling coils of matter. This is the work of hands.

— Iliana Antonova