PHILIPPE C. LEFEBVRE @ n. robert

CARON_PHILIPPE

« Les faïences de l’abîme »
3 mars — 31 | March 3 — 21
Vernissage 3 mars 15h | Opening March 3 3PM
gallerynicolasrobert.com

L’exposition Les faïences de l’abîme est composé d’une nouvelle série de sculptures murales faite de céramique, ce nouveau corpus d’oeuvres poursuit les recherches de l’artiste sur les questionnements idéologiques et esthétiques reliés à la nature et au courant science fictionnelle. Philippe Caron Lefebvre aborde cette nouvelle série comme l’amorce d’une réflexion sur le fantasmagorique. Malgré la présence d’images et de référents au réel, les sculptures s’articulent autours de la représentation d’un imaginaire, celui de l’artiste et du spectateur, comme source de pouvoir sur notre inconscient. Cette brèche singulière vers une narration issue d’un imaginaire collectif, s’incarne tel un envoûtement, tantôt par attirance, tantôt par dégoût, mais toujours à travers l’effet d’évocation.

Travaillant avec une grande variété de matériaux, la céramique occupe une place capitale dans la pratique de l’artiste. Si l’argile possède des qualités intrinsèques qui permettent un rendu immédiat avec la représentation tridimensionnelle, l’approche expérimentale prime à travers la forme et la couleur, à la manière d’une esquisse, ayant comme conséquence une spontanéité subjective. De plus, les oeuvres présentées dans Les faïences de l’abîme cherchent à s’inscrire en continuité de l’héritage historique de la sculpture de forme organique, tel que initiée par les modernes Jean Arp et Henry Moore, puis par la suite activée par certains contemporains tels que Ruth Asawa, Lynda Benglis ou le céramiste contemporain Ken Price.

The exhibition Les faïences de l’abîme showcasing a new series of wall sculptures made out of ceramic, this exhibition continues with the artist’s research on ideological and aesthetic questions related to nature and the science fiction genre. Philippe Caron Lefebvre tackles this new series as the beginning of a reflexion on the phantasmagorical and fantastical representation. Despite the presence of figurative images and references, the sculptures are articulated around the representation of our imaginary, shared by the artist and the spectator, as a source of power over our unconscious. This singular breach towards a narrative resulting from a collective imagination, is incarnated as a spell, sometimes by attraction, sometimes by disgust, but always through the effect of evocation.

Working with a wide variety of materials, ceramics occupies a key place in the artist’s practice. If the clay has intrinsic qualities that allow an immediate rendering with the three-dimensional representation, the experimental approach takes precedence through form and color, like a sketch, resulting in a subjective spontaneity. In addition, the works presented in Les faïences de l’abîme seek to be a continuation of the historical legacy of organic-shaped sculpture, as initiated by the modern Jean Arp and Henry Moore, and subsequently activated by some contemporaries such as Ruth Asawa, Lynda Benglis or contemporary ceramist Ken Price.