GROUPE @ uqam

GUQAM.jpg
Shary Boyle & John Kurok, Sugluk, 2016. Photo : Rafael Goldchain

« Terriens »
10 mars — 14 avril | March 10 — April 14
Vernissage 10 mars 15h | Opening March 10 3PM
galerie.uqam.ca

Artistes : Roger Aksadjuak, Shuvinai Ashoona, Pierre Aupilardjuk, Shary Boyle, Jessie Kenalogak, John Kurok et Leo Napayok.

Commissaires : Shary Boyle et Shauna Thompson.

 

Réalisées individuellement et collectivement par sept artistes contemporains, dont six sont des artistes inuits, les céramiques et œuvres sur papier de Terriens puisent leur inspiration de la condition terrestre. Elles sont à la fois visionnaires, transformatives et d’un autre monde, mais aussi profondément humaines.

Bien qu’ils travaillent dans des contextes culturels et géographiques distincts — Kangiqliniq (Rankin Inlet), Kinngait (Cape Dorset), Qamani’tuaq (Baker Lake) et Toronto —, les artistes participant à cette exposition partagent une approche intuitive et engageante des matériaux et de l’imagerie narrative, fortement axée sur la main-d’œuvre. Dans leurs œuvres, des personnages détaillés font l’objet de transformations et de métamorphoses, de croisements hybrides entre animaux et humains, entre mythe et réalité, et entre lieux réels et imaginaires. Ces pièces, à la fois physiques et charnelles, sensuelles et spirituelles, étrangères et familières, semblent émaner de mondes fantasmagoriques.

« L’espace, tout comme notre façon de l’occuper, est une question politique aussi bien que pratique. Je m’applique à fabriquer de petites sculptures, lentement, avec le plus grand soin. L’invitation de la Fondation Esker a constitué une occasion magnifique d’exposer mon travail à une échelle généreuse. Qui allais-je inviter à ma table?

Il y a des artistes qui travaillent à partir de leur intuition, qui tirent parti de leurs expériences personnelles et de leur mémoire culturelle à des fins narratives. Ces artistes choisissent des sujets qu’ils connaissent intimement, personnellement, physiquement. C’est une façon innée de travailler qui favorise une conversation humaine au-delà de l’art.

Je conçois cette approche, y compris la mienne, comme une forme d’« art passerelle » qui relie les êtres humains, les animaux, l’espace et la terre. Cet art relie les langues. Il relie le réel et l’irréel. La vie et la mort. Le passé et le futur. C’est un art pour communiquer, au moyen de symboles, de mythes, de rêves et d’hybrides. Un art qui rapproche. »

— Shary Boyle

Artists: Roger Aksadjuak, Shuvinai Ashoona, Pierre Aupilardjuk, Shary Boyle, Jessie Kenalogak, John Kurok & Leo Napayok.

Curators: Shary Boyle & Shauna Thompson.

 

The ceramics and works on paper of Earthlings, produced both individually and collaboratively by seven contemporary artists, including six Inuit artists, are at once visionary, transformative and otherworldly — and profoundly human.

Though making work from distinct cultural and geographical positions — from Kangiqliniq (Rankin Inlet), Kinngait (Cape Dorset), Qamani’tuaq (Baker Lake), and Toronto — the artists in Earthlings share an intuitive and labor-intensive approach to materials and narrative imagery. In these works, detailed figures are subject to transformations and transmogrifications, hybrid blendings of animal and human, reality and myth, and actual and imagined spaces. These pieces seem to emerge from phantasmagorical worlds, simultaneously fleshly and physical, sensual and spiritual, alien and familiar.

« Space, and how we occupy it, is a political as well as a practical concern. I wish to make small sculptures, slowly, with great care. An invitation to exhibit them at the Esker Foundation was a grand opportunity, on a generous scale. Who could I invite to join me at the table?

There are artists who work from their intuition, who channel their personal experience and cultural memory for narrative. These artists choose their subjects because they know them intimately, personally, physically. It is a way of working that is innate, and encourages a human conversation larger than art.

I think of this work, my own included, as “bridge art”; it spans between things, between people, animals, space, and the earth. It spans languages. It spans the real and the unreal. The living and the dead. The past and the future. It is art to communicate, through symbols, myths, dreams, and hybrids. It connects. »

— Shary Boyle