DARBY MILBRATH @ projet pangée

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Songs Of Experience, 2017

« The Flowering Songs »
1 mars — 14 avril | March 1 — April 14
Vernissage 1 mars 18h | Opening March 1 6PM
projetpangee.com

Darby Milbrath est une peintre expressionniste dont les oeuvres sont influencées par ses expériences de vie, par les souvenirs innocents de son enfance. Darby a été danseuse, elle a la nostalgie de son enfance pleine d’imagination, des paysages des îles de cette côte ouest où elle a grandi, elle se sent mystique et elle a des visions depuis son plus jeune âge; tous ces éléments hétéroclites et pourtant complémentaires sont des motifs récurrents que l’on retrouve dans tout son travail.

L’importance du théâtre dans la pratique artistique de Darby commence dès l’enfance et se poursuit quelques années plus tard par une carrière dans la danse contemporaine. Elle a suivi la technique du regretté José Limón dont l’enseignement pionnier était basé sur les chutes et les rebonds du corps humain. Il explorait l’adaptation du corps à son espace environnant, ce corps capable de capter comme de résister aux polarités des moments de force et de faiblesse, se déplaçant d’un extrême à l’autre comme un pendule. Cette tension permanente du jeu scénique, cette dualité qui le caractérise fait échos aux complexités, aux misères et aux beautés de la vie humaine, incarnées par Melpomene et Thalia, les muses antiques de la tragédie et de la comédie. Dans cette danse les corps sont les instruments d’un orchestre plus vaste, travaillant seuls ou solidairement, en suspens ou relâchés, prenant et offrant, descendant et montant. La nature est cyclique : flux et reflux de la marée, mort et renaissance sont des termes constitutifs explorés par Darby dans sa peinture où elle exprime empathie, sensualité, sorcellerie, féminité et rites cérémoniels. Ses oeuvres sont une confession intime, un autoportrait de sa vie comme jeune femme. Mystique, Darby croit que son travail se fait en collaboration avec les esprits, comme une manière de lever le voile sur des royaumes cachés. 

The Flowering Songs se compose de fragments de son enfance hantée et faite d’imagination: sa chambre à coucher bleue, les sentiers qu’elle empruntait, les riches jardins feuillus, les vergers chargés de fruits mûrs, l’arrière-cour dans laquelle elle jouait, ses mémoires du théâtre, les draperies, l’odeur de l’encens dans les coulisses, des fantômes et des voiles tous rassemblés, à moitié submergés, dans une langueur bleu de Prusse, humide de ses mémoires, rêves et visions.

Darby Milbrath’s expressionist paintings are informed by her memories of innocence and her experience. Darby’s past life in the theatre as a dancer, the nostalgia for her imaginative childhood, the landscape of the West Coast Gulf Islands whereon she was raised, as well as her visions and mysticism that began as a young girl there, are recurring motifs embedded in Darby’s paintings.

The significance of the theatre in Darby’s art practice began in childhood and later into a profession as a contemporary dancer. Her commitment was primarily to the technique of the late pioneer, José Limón, which is based on the falling and recovering of a human body. It explores the adaptability of a body in space, indulging and resisting the polarities of high and low, swinging from one extreme to another like a pendulum. The tension and duality of these echoes in the complexities, miseries and beauties of human life as a trope by Melpomene and Thalia, the theatrical masks of tragedy and comedy. In this dance, bodies are instruments in an orchestra, working alone or in solidarity, suspending and releasing, giving and taking, descending and ascending. The cyclical nature of ebb and flow, death and rebirth are ongoing themes explored in Darby’s paintings which express empathy, sensuality, sorcery, womanhood and ceremony. Her paintings are intimate and confessional self-portraits of her life as a young woman. A mystic, Darby believes her work is a collaborative process with the spirits and a parting of the veils between the realms.

In The Flowering Songs, fragments of her imaginative and haunted childhood, her home, her blue bedroom, the rich overgrown gardens and orchards laden with ripe fruit, the courtyard in which she played, her memories of the theatre, the draperies, the scent of frankincense backstage, phantoms and veils, all come together, half submerged, in a watery, Prussian blue lagoon of memories, dreams and visions.