MICHELLE BUI @ galerie uqam

BUI_MICHELLE
Pool of Plenty, 2018, vue d’installation

« Pool of Plenty »
11 jan — 3 mar | Jan 11 — Mar 3
galerie.uqam.ca

L’exposition Pool of Plenty de Michelle Bui, finissante à la maitrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM propose une redécouverte d’objets, matériaux, aliments et végétaux qui nous entourent. Par un procédé de sélection, d’assemblage puis de capture photographique, Bui dévoile leur fragilité, leur malléabilité et leurs qualités esthétiques. En résulte une réflexion sur les intersections entre culture matérielle, publicité, désir et identité.

Michelle Bui s’intéresse à la relation ténue, parfois difficile mais toujours symbiotique entre culture et commerce. Désormais omniprésente dans notre expérience visuelle, cette relation s’incarne de manière prépondérante dans notre rapport à la culture matérielle. Les objets accumulés et consommés, tant par un individu que par une société, véhiculent énormément d’informations liées à notre identité. Selon Bui, la conscience identitaire, généralement structurée par le langage, peut également être articulée par ces éléments qui nous entourent. Les qualités esthétiques, expressives et symboliques ainsi que la matérialité des objets choisis permettent à l’artiste d’examiner l’intime. Dans le cadre d’une démarche où elle acquiert, possède, présente et parfois fabrique des objets variés, Michelle Bui entrevoit l’arrangement et la construction de ces marchandises comme manières de provoquer des tensions et des glissements qui transgressent le statut de l’objet.

L’exposition Pool of Plenty rassemble des œuvres photographiques qui tapissent les murs de la galerie telles des affiches publicitaires. Utilisant avec aisance le langage ornemental et décoratif du domaine de la publicité, Michelle Bui surpasse le spectacle visuel et s’engage dans un travail qui aiguise aussi le sens du toucher et de l’odorat. Sélectionnés autant pour leurs qualités visuelles que haptiques, matériaux et objets sont assemblés sous forme photographique et sculpturale de manière à séduire le spectateur, à le transporter vers un lieu légèrement décalé, subtilement pervers. Ce déplacement répond au désir de l’artiste de matérialiser des envies, d’en faire naitre par l’objet, de séduire par le viscéral et de confronter par la surface.

Exhibition Pool of Plenty by Michelle Bui, graduating master’s student in visual and media arts (MFA) at UQAM engages with a rediscovery of objects, materials, food items and plants that make our environment. Through a process of selection, assembly, and photographic documentation, Bui reveals the aesthetic qualities of these objects, their fragility and malleability. The result is a reflection on where material culture, advertising, desire and identity intersect.

Michelle Bui is interested in the tenuous, sometimes fraught, and always symbiotic relationship between culture and commerce. While always apparent in the way we visually experience the world, this relationship most fully inheres in our connection to material culture. The accumulation of items consumed by both society and the individual transmit a tremendous amount of data about our identity. For Bui, our sense of self, our identity-consciousness, is communicated equally by the objects that surround us as by language-based discourses that otherwise might define us. The aesthetic, expressive, and symbolic qualities, as well as the materiality of the objects selected, allow the artist to explore personal themes therein. The various objects that Bui acquires – and sometimes creates — are subjected to presentation and ownership in ways that allow for their construction and arrangement to elicit tensions and overlaps that undermine the status of the object as commodity.

Pool of Plenty is an exhibition that brings together photographic work with which the gallery walls will be plastered. Bui transcends the decorative and ornamental language of advertising in a détournement that makes use of touch and smell to surpass mere visual spectacle. To do so, Bui rearranges objects selected for both their visual and tactile qualities in a presentation of photographic and sculptural elements that seduce the viewer, leading us into a subtle and uncanny sense of displacement. The shift in perception she achieves conveys the artist’s intention to make desire itself material, to bring it into being by and with these objects, to viscerally seduce us and to confront the viewer with surface reality.