THIERRY MARCEAU @ artexte

MARCEAU_THIERRY
Objects aren’t very important any more, 2018

« Objects aren’t very important any more »
14 fév — 17 | Feb 14 — 17
Vernissage 14 fév 18h 
artexte.ca

Objects aren’t very important any more1 est une exposition qui évalue rétrospectivement le projet performatif de Thierry Marceau intitulé 1/100 de 2-22, J’aime Montréal et Montréal m’aime et qui l’augmente simultanément. En conjonction avec une publication produite à des fins documentaires dont le titre reprend celui de l’œuvre, l’exposition en incarne la cinquième et dernière phase. Dans le cadre de la Politique du « 1 % »2, Marceau investit périodiquement le 2-22 au cours des six dernières années. Il personnifie l’artiste conceptuel allemand Joseph Beuys (1921-1986) et, prenant pour point de départ sa performance iconique I Like America and America Likes Me (1974), développe une série d’interventions ayant lieu dans les vitrines qui composent le mur-rideau du bâtiment dans l’intention « d’habiter l’édifice ».

Objects aren’t very important any more rassemble des images et des objets résultant de l’œuvre ; elle met en lumière divers éléments dans un souci de mise en commun de l’ensemble composite créé par Marceau. À cela s’ajoute une installation dans l’espace de recherche, organisée autour de la publication 1/100 de 2-22, J’aime Montréal et Montréal m’aime et fournissant des pistes de réflexion supplémentaires destinées à enrichir la compréhension du travail de l’artiste. Il s’agit d’une tentative de décortiquer les différents niveaux du projet et d’en montrer la complexité. Par ailleurs, l’exposition invite à examiner la dimension performative au cœur du procédé de l’œuvre, de manière à en dégager et à en affirmer l’apport. Sans laisser de traces matérielles, les interventions auront imprégné l’espace : une présence l’habite désormais, générée dans la mémoire même du 2-22. Tel un fantôme, Beuys demeure dans l’édifice, sa représentation subsistant dans les interstices de celui-ci. Dans le cadre du vernissage de l’exposition se tient une présentation de l’artiste et le dépôt de la documentation du projet à Artexte. Ce dernier segment performatif marque le transfert de l’œuvre du spectacle à la mémoire et, de ce fait, en oriente l’existence future.

 Maude Johnson, commissaire

Objects aren’t very important any more1 is an exhibition that retrospectively assesses Thierry Marceau’s performative project entitled 1/100 de 2-22, J’aime Montréal et Montréal m’aime and extends it simultaneously. Along with a publication produced for documentary purposes, which shares the title of Marceau’s work, the exhibition embodies its fifth and last phase. Within the frame of Quebec’s “Politique du « 1 % »”2, Marceau periodically occupies the 2-22 over the last six years. He personified German conceptual artist Joseph Beuys (1921-1986) and, taking his iconic performance I Like America and America Likes Me (1974) as a starting point, developed a series of interventions held in the vitrines that form the building’s curtain wall with the aim of “inhabiting the edifice.”

Objects aren’t very important any more gathers images and objects resulting from the work; it sheds light on diverse elements in the interest of commingling the composite ensemble created by Marceau. It is supplemented by an installation in the reading room, which is organized around the publication 1/100 de 2-22, J’aime Montréal et Montréal m’aime and provides additional clues intended to enrich understandings of the artist’s practice. It is an attempt to unpack the various levels of the project and to display its complexity. Furthermore, the exhibition invites a consideration of the performative dimension at the core of the work so as to distinguish and assert its contribution. Without leaving any material traces, the interventions have pervaded the space: a presence henceforth inhabits it, generated in the very memory of the 2-22. Like a ghost, Beuys remains in the building, his representation lingering within its interstices. Within the frame of the exhibition opening, an artist talk and the deposit of the project’s documentation to Artexte will take place. This final performative segment marks the work’s transfer from spectacle to memory and, thus, orientates its future existence.

— Maude Johnson, curator

1 Willoughby Sharp, « An Interview with Joseph Beuys », Artforum, novembre 1969 ; reproduit dans Lucy R. Lippard, Six Years: The Dematerialization of the Art Object from 1966 to 1972, Berkeley : University of California Press, 1973 : 121.
Adoptée en 1961, la Politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement des bâtiments et des sites gouvernementaux et publics est une mesure provinciale exigeant l’affectation de 1 % du budget de construction de tout bâtiment ou aménagement d’un site public à la réalisation d’œuvres d’art précisément conçues pour l’espace.

Willoughby Sharp, “An Interview with Joseph Beuys,” Artforum, November 1969; reproduced in Lucy R. Lippard, Six Years: The Dematerialization of the Art Object from 1966 to 1972, Berkeley: University of California Press, 1973: 121.
Implemented in 1961, the “Politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement des bâtiments et des sites gouvernementaux et publics” is a provincial measure imposing the allocation of 1% of the construction budget of any building or layout of a public site to the realisation of artworks specifically conceived for the space.